jeudi 21 décembre 2017

Happy last year !


Dans le retail, 2017 aura été la dernière année de l’ancien monde. Vous savez, celui où l’on pouvait encore croire que le digital était un nouveau canal qui se développait à côté de nos cœurs de métier. 2017 aura démontré avec virulence que le digital n’est pas une cerise sur le gâteau, mais est en passe de changer le goût du gâteau.

En termes d’alliances, 2017 a marqué une spectaculaire accélération des ponts entre les mondes, sous des formes variées : Amazon et Wholefoods, Alibaba et Auchan Chine, Ocado et Monoprix, les Galeries Lafayette et La Redoute, etc. 

Pour les clients, moins de scoops : voici déjà longtemps que leurs attentes envers les magasins changent du fait des standards imposés par le digital. Continuer à faire la queue pour payer dans les magasins ? Continuer à supporter des ruptures, c’est-à-dire à se déplacer pour rien ?? Continuer à acheter des boîtes posées sur des gondoles, avec moins d’information qu’en ligne et aucune interaction produits ??? Disons simplement que le niveau monte, et que 2017 était la dernière année d’indulgence relative des clients.

Mais c’est surtout sur la façon de faire le métier que 2017 marque la fin d’une époque. Créer du trafic, construire une gamme, conseiller un client… ces bases du métier de commerçant ont été, soyons honnêtes, peu transformées jusqu’ici. La vie du magasin a peu changé, mis à part le cauchemar opérationnel du click&collect.

Voici quelques exemples de la façon dont le digital va changer le cœur de métier des retailers - et autant de bonnes résolutions à prendre pour 2018 :

OFFRE - Il devient absurde de construire une gamme magasin sans prendre en compte la possibilité (ou pas) de l’enrichir online, les effets de switch entre canaux, les ventes influencées, etc. Définir un « category management omnicanal » est une priorité 2018 pour la plupart des enseignes. Il sera adossé à un usage intensif des datas, permettant un fine tuning de l’offre à un niveau sku / magasin, et non plus catégorie / cluster.

CONSEIL - La data clients, combinée à des bases produits mieux qualifiées, permettra un accompagnement (coaching de consommation) et du conseil personnalisé véritablement prédictifs – assez prédictifs pour faire sens en magasin, en appui des vendeurs. Attention : le niveau de prédictivité nécessaire pour être utile en magasin est bien plus élevé que celui nécessaire à un bon payback sur les stimuli ciblés online.

TRAFIC - La bascule des budgets de communication vers le digital reste lente en France – trop lente ? Si le prospectus reste l’arme de stimulation massive la plus efficace, 2018 devrait voir une accélération des réallocations de moyens vers des supports plus ROIstes.

CONCEPT - Les concepts magasins changent, au-delà d’accueillir quelques écrans ou quelques bornes (si, si, certaines sont utiles, regardez McDonald’s !). Les briefs que nous recevons chez UX Retail Design sont à cet égard enthousiasmants : on nous demande (enfin !) d’intégrer le digital comme facteur structurant de l’espace, des parcours clients, des postures vendeurs.

On pourrait continuer la liste en évoquant chaque composante du modèle commercial comme des opérations (nouvelles supply chains, robotisation des processus, etc.). Tel est donc le nouveau défi des retailers : renouveler les savoir-faire éprouvés qu’ils optimisent depuis 3 décennies, en adoptant les formidables avancées que permettent le digital et plus largement la technologie. 

Pour les prestataires aussi, c’est un challenge : les agences de design doivent penser les magasins en partant (vraiment) des parcours clients omnicanaux ; les sociétés d’étude consommateurs doivent inventer de nouvelles façons d’écouter les clients ; les consultants doivent intégrer de nouvelles expertises et adopter des méthodes plus agiles. Nous pensons, au sein du Groupe Dia-Mart, avoir pris la mesure de ces défis et nous être donnés les moyens d’accompagner les retailers dans ce voyage : plus de news bientôt !

Réjouissons-nous, puisque la vie n’est amusante que dans le changement. En attendant de vous retrouver le 15 février prochain pour Retail Project, la conférence annuelle du Groupe Dia-Mart : Happy Last Year à tous ! 

mardi 19 décembre 2017

Avec UX In Situ, Saint-Gobain donne Envie de Salle de Bain aux particuliers

Auparavant considérée comme technique et fonctionnelle, la salle de bain est désormais associée à la sphère intime et au bien-être, impliquant déco, confort et ergonomie. Mais l’éventail infini des possibilités, les contraintes d’aménagement et le coût élevé font de la création/rénovation d’une salle de bain un projet impliquant, pas toujours simple à appréhender.
Cette équation a donné l’idée à Saint-Gobain Distribution France d’offrir son expertise – déjà largement développée en BtoB à travers les réseaux Cedeo et Brossette – au grand public. La nouvelle enseigne, Envie de Salle de Bain, claque comme une promesse de choix, de diversité et de personnalisation.

Sur le plan identitaire, UX In Situ a imaginé le Nautile, aux proportions et à la géométrie parfaites, symbole rassurant et enveloppant. Il est constitué d’innombrables gouttes, pour évoquer les libertés de l’eau, son cycle perpétuel et sa vitalité. Le bleu foncé traduit la réassurance et le rêve, la typo ronde et minuscule symbolise l’accessibilité et l’ancrage affectif.

Envie de Salle de Bain renouvelle le modèle du showroom, en insistant d’un côté sur l’accompagnement personnalisé, de l’autre sur l’expérience digitale. Au service du client et de son projet, il multiplie les attentions. Parmi les innovations, le merchandising des robinets. Classés par univers de style, ces derniers sont tous déplaçables et repositionnables afin de juger de leur effet en coordonné. Côté digital, les carrelages sont munis de puces RFID, permettant de visionner sur un écran interactif l’effet rendu par une grande surface carrelée, à partir d’un échantillon.
Dédié à la relation, le cœur de magasin multiplie les postures : mini-salon confortable, tables hautes, réception assise pour dialoguer avec un conseiller, selon l’humeur du client qui pourra modéliser son projet, de la 3D jusqu’au devis, grâce à des postes de conception numériques.

Autour de cet espace central, les boxes de présentation croisent 5 styles (Cosy, Classic, Industriel, Graphic et Eclectic) aves 4 modes de vie (Familiales, Gains de place, Grands formats et Spéciales pour répondre à des contraintes particulières). Ils mettent l’accent sur l’esthétique mais aussi sur les solutions pratiques. La diversité des partis décoratifs invite à explorer des combinaisons inattendues.
Envie de Salle de Bain sera déployé en deux déclinaisons : Sensation pour proposer une offre complète dans les 25 plus grandes villes de France, à l’image du site pilote récemment ouvert à Paris sur plus de 500 m2 ; Inspiration, adapté à la transformation des 120 salles d’exposition adossées aux magasins existants.

Pensées pour les particuliers, ces adresses seront accessibles également aux professionnels, qui utiliseront Envie de Salle de Bain comme un catalogue en « vrai » mais aussi comme un outil de prescription et d’intermédiation.

La frontière entre BtoB et BtoC se lézarde. Plus les critères émotionnels sont déterminants dans l’achat (goût, déco, ambiance) et plus la décision revient au consommateur final. Le professionnel qui-sait-tout se fait rare (sophistication de l’offre, innovation, accélération du cycle de vie des produits), le particulier qui-ne-sait-rien tout autant, puisqu’il accède aujourd’hui, via le web, aux offres, aux prix, à la pédagogie et même… aux artisans, comme ceux que Saint-Gobain propose sur son site Homly You.

Il n’est pas étonnant que le Groupe Saint-Gobain s’intéresse à un marché en forte croissance ; il est non moins étonnant qu’il cherche à s’adresser aux particuliers. Restait à concevoir un concept fortement orienté client, qui satisfasse ce dernier sans entamer la légitimité dont jouit le groupe auprès des pros, ce à quoi UX In Situ s’est attaché. Avec succès, comme en témoigne le Janus du Commerce qui vient de récompenser cette collaboration.

lundi 18 décembre 2017

Joe & The Juice, le bar à jus qui transforme ses clients en potes

Après le restaurant automatique Easta, le site Everlane ou le champion de l’économie de partage Peerby, direction le Danemark pour découvrir les bars à jus Joe & the Juice qui ont érigé la convivialité et la fête en règle... avec un principe pour rendre les clients heureux il faut avant tout des équipes épanouies.


Joe & the Juice est une chaîne née au Danemark, qui combine coffee shop et sandwicherie. Elle offre une nourriture saine et une ambiance urbaine pour millenials. Ce qui distingue Joe & the Juice est la priorité donnée à la convivialité, à l'échange avec les clients-amis.
Ce que c’est ?Tout a commencé lorsque le PDG, Kaspar Basse, a ouvert son premier magasin à Copenhague, avec pour ambition de contrer les géants tels que Starbucks. Il travaillait seul dans son café lorsqu'un jour un jeune homme est arrivé en affirmant qu'il pouvait doubler le volume des ventes en dynamisant le lieu. Pari réussi, en une journée seulement, le jeune homme avait vendu deux fois plus de produits. Son secret ? Se faire repérer en allumant la musique à fond, en passant du temps devant le magasin, à sourire et rire avec les passants et en s'amusant avec ses clients. De cette expérience, Kaspar Basse a déduit les valeurs et la culture de l'entreprise.En proposant des produits frais, la marque répond au besoin d'une vie plus saine. Mais, la différenciation passe surtout par la culture de l'entreprise, portée par les collaborateurs, qui place la convivialité au cœur du modèle.
Lors du recrutement, la chaine ne fait pas passer des entretiens d'embauche, mais des "castings" où l'atout le plus important est la personnalité et non le CV.
Même l'organisation des tâches en magasin privilégie délibérément le plaisir au travail, parfois aux dépens de la productivité (qui passerait par une spécialisation, voire une "robotisation" des tâches comme chez les concurrents, fermement rejetée chez Joe).

Enseignements
Joe & the Juice a su créer une culture de convivialité, à la fois en tant qu'entreprise (dans son management, ses valeurs internes) et en tant que marque : pour rendre les clients heureux, il faut avant tout des équipes épanouies…

Le concept en vidéo et en... musique : https://www.youtube.com/watch?time_continue=8&v=9B8AVYMW2DI

Le concept en photosLe logo sobre et stylisé reprend les codes des coffee shop...



Le concept repose sur une culture de convivialité, portée par les collaborateurs




Si la facture des bars reste finalement assez classique, c'est le culture d'entreprise qui ne l'est pas




Lors du recrutement, la chaine ne fait pas passer des entretiens d'embauche, mais des "castings" où l'atout le plus important est la personnalité et non le CV




vendredi 8 décembre 2017

Retail Project 2018

  Site Retail Project 2018
INVITATION
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La transformation du retail s’accélère. Le digital transforme les concepts et renouvelle l’expérience clients. Les nouveaux formats émergent dans un foisonnement de tests (hybrides, compacts, urbains, étendus...), et la refonte des réseaux se dessine (y a-t-il trop de mètres carrés en France ? Quelle articulation multiformats ?).

Retail Project 2018, la conférence annuelle du Groupe Dia-Mart, célèbre la mise en projet et en projection des retailers engagés dans la réinvention de leurs modèles. Avec cette année encore un plateau exceptionnel, combinant leaders du retail physique, nouveaux acteurs disruptifs et experts de la retail tech.



INFORMATIONS

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15 Février 2018
14h - 18h30
Suivi d'un cocktail
Paris












INSCRIPTION

* Gratuit pour les retailers et journalistes


PROGRAMME
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Accueil et introduction : Cédric Ducrocq, PDG du Groupe Dia-Mart

DES RÉSEAUX À REPENSER ?
Didier Duhaupand, PDG des Mousquetaires, et Alexandre Falck, Directeur Général : Le prochain cycle de croissance des Mousquetaires dans un monde digital. Une prise de parole inédite de la part des dirigeants du 3ème retailer français !

BEST OF…
Jérôme Gayet, fondateur de l’Institut du Commerce Connecté : Back from NRF, les technologies qui vont transformer les réseaux

CONCEPTS : UN MAGASIN POUR QUOI FAIRE ?
Christophe Cuvillier, PDG d’Unibail-Rodamco : La vision du patron de la plus grosse foncière d’Europe sur l’avenir des concepts et des lieux de commerce. Forcément passionnant !
Francis Gosset, Directeur Général de UX in situ : 10 minutes pour créer un concept adapté au Nouveau monde horizontal, radical, digital…

BEST OF…
Olivier Nachba (Oyez) et Yves Curtat (Retailreload) : Comment la technologie va transformer l’expérience in situ, deux experts pour faire le tri entre les gadgets et ce qui marche vraiment.

FORMATS INNOVANTS : HYBRIDES ET RADICAUX
Table ronde : Paul Morlet, PDG de Lunettes pour tous, la « start-up physique » qui bouscule le monde de l’optique ; Bruno Crémel, Partner chez Partech, pour décrypter les business models de demain ; Franck Millet, PDG de Newdis, un modèle disruptif dans la distribution des pièces automobiles.
Bertrand Jouin, Directeur Digital Dia-Mart : 10 minutes pour réinventer votre
business model


BEST OF…
Jean-Pascal Garcia, Directeur Général de Diametrix : Des datas dans le retail… pour quoi faire ?
Thierry Gadou, PDG de SES Imagotag : Visite guidée du concept le plus bluffant du monde, Hemafresh (format hyper d’Alibaba en Chine), à ne surtout pas manquer.

Conclusion : Cédric Ducrocq

Cocktail et networking : 18h30




jeudi 30 novembre 2017

UX In Situ accélère son développement et se renforce avec l’arrivée de Francis Gosset


UX IN SITU / GROUPE DIA-MART


L’agence de retail design UX In Situ accélère son développement et se
renforce avec l’arrivée de Francis Gosset au poste de Directeur Général
Associé. Il travaillera en étroite collaboration avec Bertrand Esclasse et
Laurent Perret, et l’équipe de 20 experts du retail design de l'agence.


UX In Situ est une agence d’un nouveau genre : double compétence design et merchandising, intégration concrète du digital, pertinence stratégique et clients grâce aux synergies avec le Groupe Dia-Mart.
UX In Situ répond aux défis des marques et des enseignes dans le nouveau monde : créer des concepts plus impactants, plus expérientiels, mais aussi plus faciles à déployer et plus évolutifs.

UX In Situ a ainsi présenté récemment 3 concepts innovants, qui réinventent l’expérience shopper :
- nouveau concept de boutiques Aubade
- nouveau concept Envie de Salle de Bain pour Saint-Gobain Distribution (Janus du Commerce 2017)
- nouveau concept BI Store pour Bouygues Immobilier

Georges Duarte, qui pilotait l’agence depuis 3 ans, part développer une enseigne de Pharmacie “bio” (Anton & Willem) dont il est associé-fondateur et qui a réalisé une importante levée de fonds cet été. Chez UX In Situ, nous croyons aux concepts que nous créons – au point parfois de vouloir les développer nous-mêmes !
Cédric Ducrocq, PDG du Groupe Dia-Mart : « Francis est l’une des personnalités les plus respectées du retaildesign, avec un track record incroyable. Il partage notre vision d’un retail design à la fois ambitieux et pragmatique, adossé à des compétences expertes et diversifiées.
Le rôle de UX In Situ est de créer des concepts qui adressent pleinement les défis du retail de demain : Francis va nous aider à le faire de manière encore plus puissante. »


Ingénieur Arts et Métiers, Francis a débuté sa carrière de GadzArts chez Andersen Consulting (maintenant Accenture) avant de s’orienter vers le design (Team Créatif puis Landor Associates) et de participer au spectaculaire développement de Malherbe Retail Design où il a travaillé pendant 17 ans aux côtés du fondateur, pilotant de nombreux projets : Casino, Intermarché, Fnac, Carrefour Planet, L’Occitane en Provence, Aelia, Altarea-Cogedim, ainsi que des projets de développement à l'international (Japon, Shanghai, Hong Kong, Singapour, etc.). Depuis deux ans, il pilotait avec l’agence Pueblo le projet Jihua Park (le plus grand projet de commercial real estate au monde, avec une trentaine de resorts combinant shopping, entertainment, sport, restaurants, centre de conférence, etc.). Francis est également un conférencier recherché dans le monde entier (Retail Asia Expo à Hong Kong, Euroshop à Düsseldorf, Popaï Brazil à São Paulo, etc.).







mardi 28 novembre 2017

Moi j'aime bien le Safety Fun Game

Et c’est reparti ! La bien-pensance française crie au scandale. Ce grand méchant Amazon encouragerait la délation entre les collaborateurs. Beurk, nous voilà de retour à des moments sombres de notre histoire…

Trop facile de donner des leçons. Ca m’agace.

 La réalité du Safety game est de provoquer un échange, une discussion entre l’employé et le manager. D’ailleurs c’est bien le manager à l’issue de l’échange qui délivrera le fameux point. Rien est anonyme, ni l’employé qui dénonce, ni le manager qui est dénoncé. On est un peu loin de la délation là non ?

Plus sérieusement, je vois dans cette initiative, 2 éléments majeurs qui montrent à quel point Amazon est bien ancré dans le nouveau monde :

1/ Les entreprises de demain auront un management moins pyramidal. Les managers, ne se gênent pas (c’est leur job) de contrôler et reprendre les collaborateurs (voire de rédiger des notes, rapports….). Pourquoi ce contrôle aurait-il lieu uniquement de façon descendante ? Pourquoi leur statut les protégerait-ils ? Imaginez un employé qui observe son manager ne pas respecter les passages piétons dans l’entrepôt, alors que lui même ressens une forte pression pour respecter ce process… inutile de dire qu’au final, cet employé ressentira une sorte de « security washing » dans l’entreprise (on fait semblant d’être orienté sécurité mais en réalité ce n’est que du discours).

Et si le Safety fun game était un moyen de pousser les mangers à l’EXEMPLARITE, indispensable pour générer une véritable culture sécurité
 2/ L’obsession de la sécurité est partagé par toutes les entreprises. Certaines se contentent de mettre en place des process et de les faire respecter. D’autres vont plus loin en développant une CULTURE sécurité. L’objectif n’étant pas seulement de respecter des process mais d’avoir en plus les bons reflex (hors process) pour anticiper ou réagir en fonction de ce qui pourrait optimiser la sécurité.

La culture est une affaire de signaux multiples présents au sein de l'organisation qui renvoient (par couches de sédimentation successives) une conviction partagée par tous, au point d'en faire un élément naturel.

J’ai le sentiment que grâce à ce jeu, Amazon diffuse un signal extrêmement fort à TOUS les collaborateurs que la sécurité est l’affaire de chacun. Probablement, un signal parmi tant d’autres (je ne connais pas suffisamment Amazon de l’intérieur) … C’est à ce prix là que la CULTURE sécurité s’installe et se développe, et qu’au final la sécurité devienne NATURELLE au sein des équipes.

Indépendamment du jeu lui même et de la polémique qu’il a suscitée, la Direction a réussi un coup extraordinaire : plus aucun collaborateur de l’entrepôt de pourra remettre en doute que la Direction est obsédée par la sécurité.

 Lors de mes différentes missions d’accompagnement « culture client » au sein d’entreprises industrielles, on m’a souvent fait le parallèle entre la culture client et la culture sécurité. Les deux engageant la mise en orchestration de différents signaux permettant au final de jouer une petite musique permanente dans la tête de chacun… qui guidera chaque actions, décision, évaluations…

Avec le Safety fun game d’Amazon je retrouve en effet une fois de plus la pertinence de cette vision.

lundi 27 novembre 2017

Peerby, le pure player néerlandais de l'économie du partage entre voisins


Peerby est une plateforme online permettant de louer ou d’emprunter des objets (ménage, jardin, électronique...), entre particuliers, avec un système d'assurance pour rassurer les prêteurs.

Ce que c’est ?

Avec l’émergence d’internet et des réseaux sociaux, beaucoup d’applications peer-to-peer, prônant les échanges gratuits ou payants entre particuliers (leboncoin, Airbnb, frizbiz, etc...) ont vu le jour, et Peerby en est un exemple.

Le constat : 80% des objets que nous possédons sont utilisés moins d’une fois par mois. Peerby favorise dès lors le prêt d’objets rarement utilisés entre voisins. Sur l’application mobile ou sur le site web, les utilisateurs proposent ou demandent des objets en tout genre (table de jardin, scie à métaux …). La plateforme met en relation les membres, et sert de "tiers de confiance". Face aux risques de panne et d’endommagement, Peerby propose une assurance qui permet aux prêteurs de prêter tranquilles… et constitue la première source de revenus de Peerby.

Enseignements

·        Typique de l'économie du partage, la promese de Peerby mêle astucieusement des notions écologiques, économiques et communautaires

·        Comme tous les modèles de sharing economies, il constitue un concurrent réel pour les retailers… mais peut-être aussi un prolongement de leur activité aux services de leurs clients, comme Leroy-Merlin avec Frizbiz ?



Le concept en 5 photos



La plateforme Peerby, accessible sur application mobile et desktop


Le logo sympa de la solution qui offre aussi beaucoup de conseils d'utilisation.



L’application Peerby prône l’échange de produits entre voisins. 



80% des produits sont utilisés moins d’une fois par mois – Peerby permet d’utiliser plus souvent vos produits



L'écologie et le caractère communautaire sont les axes forts de la solution.


Le concept en vidéo:



L’entreprise 

Enseigne : Peerby

Secteur : économie de partage (prêt et services pour la maison)

Nbre de magasin : pure player

Pays : Pays-Bas et Belgique principalement, grandes villes en Europe (Londre, Berlin) et quelques villes aux USA.

Date de lancement : 2012

Site internet : www.peerby.com