lundi 7 octobre 2013

Retailers : les clients vous attendent sur le marketing mobile


Cette semaine, de nouveaux chiffres venus tout droit des US viennent démontrer (mais le faut-il encore ?) l’urgence pour les retailers français de donner au mobile une place majeure dans leur outillage marketing.

1. Vos meilleurs clients sont sur votre appli


Et c’est Wallmart, le n° 1 mondial du retail, qui le dit. Les clients qui utilisent leur appli viennent 2 fois plus souvent en magasin que les autres et dépensent 40% de plus. Ils étaient sans doute déjà des bons clients, mais les offres personnalisées par magasin et la géolocalisation contribuent à coup sûr à les fidéliser, le tout dans une approche réellement crosscanal.



2. Les consommateurs attendent des offres sur leur mobile


Une étude de Milward Brown and mBlox indique que 60% des utilisateurs de mobile apprécient les offres par SMS et les push notifications, que trois quarts d’entre eux sont prêts à accepter des offres utilisant la géolocalisation et que les offres texte reçues sur mobile ont déjà poussé plus de la moitié des utilisateurs à réaliser un achat. Même si ces chiffres sont à prendre avec des pincettes comme pour tout sondage en ligne, il n’y a pas de fumée sans feu.

Le marketing opérationnel par le mobile est donc résolument un levier de CA et de fidélisation de vos clients. Rappelons - mais le faut-il encore (bis) ? – les attributs du mobile comme outil d’animation marketing performant :
-        Localisé : avant le mobile, on avait « la bonne offre au bon client au bon moment ». Avec le mobile, on peut ajouter au bon endroit, et ça change tout. Surtout quand le client est dans, ou près, d’un magasin.
-       Immédiat : ce critère est bien sûr indissociable de la géolocalisation. Mais les SMS et autres offres push fonctionnent aussi très bien pour provoquer un sentiment d’urgence, avec une offre valable à très court terme : -15% supplémentaires sur les Soldes aujourd’hui seulement, 20 places de concert de Daft Punk alors qu’ils jouent à guichet fermé, etc.
-        Personnalisé : c’est vrai aussi pour les messages envoyés sur les autres canaux, mais ceux-ci ne sont pas aussi… personnels. Quel autre device portez vous sur vous, tout le temps, partout et qui n’appartient qu’à vous ? Et sur quel autre canal les messages (même les spams) sont ouverts à plus de 90% (cf. étude 2013 de Cloudmark) ? Attention cependant au revers de la médaille : le risque que ces offres soient perçues comme trop intrusives est d’autant plus fort que le mobile est considéré comme un objet personnel.

En conclusion, le marketing mobile deviendra assurément un levier majeur d’animation clients pour les retailers. A condition bien sûr de respecter les règles d’usage du marketing direct, valables quelque soit le canal : offres ciblées et personnalisées et pression commerciale maîtrisée.



jeudi 19 septembre 2013

SAGA Les 10 clés d'un bon programme de fidélité.

Episode 1 : Bien positionner son programme de fidélité.



Connaissez-vous un consommateur n'ayant aucune carte de fidélité ?

L'offre pléthorique de programmes de fidélité (plus de 300 en France, dont une majorité proposée par les enseignes de distribution) pose la question de leur banalisation. Autrefois porteurs de différenciation, ces programmes font aujourd'hui partie de l'offre de base des distributeurs mass market, et la plupart reposent sur un même modèle : un système de fidélité cumulatif (points, cagnotte) et des récompenses en Euros. Preuve de l’uniformisation des mécaniques de fidélité, même la Fnac transforme depuis peu les points accumulés en bons d'achat.
Conséquence de la banalisation des programmes, leur rentabilité fait débat : si un programme ne crée pas la différence, peut il créer de la vraie préférence, ou se contente-t-il "d'acheter la fidélité" ?  Dès lors comment pourrait-il être rentable ?

Nous vous proposons, pour cette nouvelle Saga du blog de Dia-Mart Consulting, de vous livrer un véritable retour d'expérience, très opérationnel, basé sur l’ensemble des projets de fidélisation que nous avons pu effectuer dans le retail. Voici, pour commencer, les 2 premiers des 10 facteurs clés de succès tout bon programme de fidélité.





FCS n°1. Incarner la posture relationnelle de l'enseigne


La plupart des programmes ont, c'est bien le moins, une promesse cohérente avec le positionnement de l'enseigne. Mais il faut aller plus loin : le programme doit matérialiser la posture relationnelle de l'enseigne (voir article de Cédric Ducrocq ici), comme l'approche statutaire façon Club à la Fnac (design personnalisé des cartes, Carte One) ou une relation sympathique et conviviale chez Système U.
C'est toute une philosophie de la relation clients que les modalités du programme expriment. Faute de quoi, le programme n'est qu'un système de promotion plus ou moins ciblée qui ne crée pas d'attachement… et dont la rentabilité restera toujours fragile.

FCS n°2. Sortir de la banalité pour se différencier


Trop de programmes se ressemblent, alors que les enseignes ont des postures relationnelles et des promesses différentes. Un seul mot d'ordre : se démarquer.
Certains enseignes choisissent d'être audacieuses, quitte à prendre des risques. Ainsi Darty a osé ne proposer que des avantages fonctionnels sans récompense financière en contrepartie de sa carte. D'autres font même payer leur carte de fidélité ! Aux Etats-Unis, où 95% des cartes de fidélité sont gratuites, Barnes & Nobles a pris le contre pied en proposant une carte payante (25$ par an) sans promesse précise de récompense, si ce n'est d'offrir régulièrement des réductions. Ce sont des témoignages clients sur le site web qui apportent la preuve que le programme procure de réels avantages aux porteurs de la carte.


Avant de travailler sur les avantages du programme, il faut donc définir son positionnement et sa promesse en fonction de l'ADN de l'enseigne et de ce que proposent déjà les concurrents. Veut-on créer un programme "qui récompense le plus fortement tous ses membres", "qui propose des privilèges exceptionnels à ses clients les plus fidèles", "qui procure la meilleure expérience clients grâce à de nouveaux services"?
 Une fois ce cadre établi, définir les composantes du programme est plus facile… si l'on respecte certains principes que nous vous livrerons lors du 2ème épisode la Saga.